Madrigali e Altre Musiche Concertate…

Tarquinio Merula (1595?-1665)
Référence du C.D : PV700024
Enregistré en septembre 2000.
Disque © Arion-Pierre Verany
Direction artistique : Philippe Le Corf
Prise de son : Pierre Verany
Montage : Thierry Bardon et Julien Dezanneau

 

Claire Lefilliatre, soprano
Marc Pontus, alto
Serge Goubioud, haute-contre
Hervé Lamy, ténor
Jean-Claude Sarragosse, basse

Patricia Lavail, flûtes à bec
Jean Gaillard, flûtes à bec
William Dongois, cornets
Françoise Enock, violes de gambe
Françoise Johannel, harpes
Massimo Moscardo, théorbes
François Saint-Yves, orgue positif et clavecin
Michèle Claude, percussions

Paru
(…) L’ensemble Suonare e Cantare a parfaitement compris l’engagement expressif que requérait ce théâtre en miniature, réalisant une parfaite alliance du verbe et de la musique. L’un et l’autre sont ici indissociables. Les chanteurs (dominés par Claire Lefilliatre qui s’affirme comme une interprète sensible et incontournable dans ce répertoire) affichent une connivence et une unité de ton qui leur permettent également de mettre en valeur les passages solistes quand l’écriture l’exige. Les madrigalismes trouvent des interprètes sensibles, à l’écoute de la moindre intention du texte. Les instruments participent de cette fête, autant la basse continue, qui sait donner le juste mouvement, surtout lorsqu’il est obstiné, que les cornets ou les flûtes (diminutions virtuoses du Baletto detto il Pollicio, fugue en imitation de La Benaglia). Il est heureux que ce musicien, à réévaluer de toute urgence, ait trouvé auprès des Suonare e Cantare de si talentueux avocats. Espérons qu’ils gagneront à sa cause d’autres musiciens et mélomanes (…)
Sébastien Gaudelus, Paru, juin 2001 > *****

Hifi vidéo – Home-Cinéma
(…) L’excellent ensemble Suonare e Cantare comprend cinq chanteurs qui évoluent très à l’aise dans les difficultés d’interprétation de ces élégantes petites pièces. Les timbres des instruments qui les accompagnent sont un vrai régal. Flûtes à bec, cornets, violes, orgue et surtout harpes, sont des instruments anciens aux sonorités savoureuses (…)
Hifi Video – Home Cinema, juin 2001.

Répertoire
(…) Il y a quelques années (1988, Valois), l’ensemble Fitzwilliam nous avait déjà gratifiés d’une excellente gravure, qu’il dédiait aux Canzone, Motetti e Sonate du même compositeur. Dans une optique plus amplement consacrée aux pièces vocales, les interprètes de ce disque reprennent le flambeau, peut-être avec plus de force expressive. La beauté des phrasés, la souplesse vocale, l’énergie de chacun rendant justice aux pièces de Merula. On se laisse porter par la musique, qui nous entraîne tantôt dans les méandres de l’amour (Solca la nave mia), tantôt dans une scène de bataille (Schiera d’aspri martini). Tandis que le corpus instrumental nous séduit par ses chaudes couleurs, la palette vocale sait rendre aux textes leur puissance expressive. Agilité des voix, diction parfaite, engagement de chacun et homogénéité de l’ensemble : des qualités qu’il est rare de voir réunies à un tel point… Avant d’être lumineuse et idéalement menée, cette interprétation distille donc une émotion qui va droit au cœur (…)
Coralie Welcomme, Répertoire, juillet-août 2001 > Recommandé.

Diapason
(…) On retrouve cette technique (ostinato) dans les pièces instrumentales enregistrées ici, qui mêlent suavité et ornements épicés, joliment servis par un remarquable instrumentarium. La distribution vocale rassemble de jeunes chanteurs français (Claire Lefilliatre, Marc Pontus ou Serge Goubioud) que l’on retrouve dans d’autres ensembles (…)
Olivier Rouvière, Diapason, septembre 2001 > 4 diapasons.

Musica
(…) L’exécution surprend par la fantaisie mise en œuvre : le discours est réalisé avec une instrumentation ample et somptueuse, adhérant parfaitement à la volonté d’étonner et d’émouvoir requise dans les partitions. Les chanteurs très préparés et techniquement très avisés fournissent également un excellent rendu du texte poétique (circonstance admirable s’agissant d’un ensemble non italien). Un disque vivement conseillé à qui désire se rapprocher de l’esthétique d’un grand musicien encore entièrement à découvrir.
Musica, septembre 2001 > **** (très bon disque).